Conférence
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Exercice de semestre 3 de l’école d’architecture de Lyon (ENSAL) : faire, en une page A4, le résumé et le commentaire argumenté d’une conférence, quelque soit le sujet.

Conférence inaugurale du cycle 2015/2016 de l’ENSAL


A la recherche d’une architecture vertueusepar Paul Vincent

« J’aime mêler l’intelligence à la poésie »

Paul Vincent

Résumé

Paul Vincent est un architecte, ancien collaborateur de Renzo Piano. Il a travaillé, au sein de son agence, sur des dispositifs de mise en œuvre innovants. Il est venu, échantillon à la main, nous en présenter huit exemples majeurs. Dans l’introduction qu’elle fait de lui, Nathalie Mezureux le présente en reprenant une de ses propres phrases : « j’aime mêler l’intelligence à la poésie ».

L’architecte commence sa conférence par la présentation de l’ IRCAM. Paul Vincent explique comment se passe la collaboration avec l‘architecte en chef Renzo Piano. Piano décide lui-même de la modénature puis laisse la recherche et la mise en œuvre à ses associés. La seconde œuvre est la Cité Internationale que nous connaissons tous à Lyon. Paul Vincent raconte la collaboration qu’il a eue avec les industriels qui concevaient les briques et leurs pièces d’assemblage. Ensuite, vient le centre culturel Tjibaou à Nouméa. C’est la seconde fois que l’architecte parle du travail avec le vent et avec l’environnement du projet. Il insiste sur l’importance des essais, qu’il a déjà évoqué, pour parfaire le résultat. La maison Hermès à Tokyo, tout comme l’IRCAM, est présentée à travers l’histoire de la création des briques de verres qui montent la façade.

Paul Vincent présente ensuite le couvent de Ronchamp où habitent des sœurs Clarisses. Il raconte les retours de confrères qu’il a pu avoir sur cette œuvre. Il insiste sur la manière dont il l’a légué à la postérité par la création d’une association de musique. La tour Intesa Sanpaolo est racontée à travers l’utilisation du vent dans le bâtiment. En celà, elle rejoins le centre culturel de Nouméa. L’avant-dernière œuvre est la citadelle d’Amiens. Paul Vincent décrit une innovation petit-budget dans l’œuvre musicale présentée et le design des plaquettes de présentation de ces œuvres. Enfin, l’ENS de Cachan retourne sur le sujet de l’énergie et de l’utilisation du vent.

Avis personnel

J’ai trouvé cette conférence très intéressante dans la manière dont elle a été présentée. Paul Vincent a présenté ses bâtiments comme des petites histoires, toujours tintées d’humour et d’anecdotes qui parlent autant de son travail que des bâtiments eux-­mêmes. Je suis d’accord avec lui sur trois points majeurs de sa conférence, et je l’espère, de sa philosophie.

Tout au long de sa conférence, il a beaucoup insisté sur l’importance du travail de groupe, jusqu’à mettre en dernière image de sa présentation la liste des gens avec lesquels il a travaillé : les bureaux d’études thermiques, les industriels qui dessinent et exécutent les pièces et Renzo Piano, l’architecte qui signe de son nom et de sa notoriété les bâtiments. Paul Vincent relève ainsi la question de la trans-­disciplinarité du métier d’architecte, c’est certain qu’il n’a pas su tout faire tout seul, mais il a su se faire aider et réapprendre quand il en a eu besoin. L’architecte affirma sa position de compositeur/chef d’orchestre et non de grand soliste.

Il a également parlé à plusieurs reprises de l’évolutivité des bâtiments qu’il a conçu, notamment pour le MAC de la Cité Internationale et le gymnase de la Citadelle d’Amiens. La mise en œuvre permet et affirme le changement d’usage de l’espace, qu’il soit à court terme ou à l’échelle de la vie du bâtiment. Enfin, dans la même idée de léguer quelque chose à la postérité, l’architecte a beaucoup parlé de l’innovation non dans la forme, mais dans de simples détails de mise en œuvre et dans son positionnement par rapport aux usagers. On pourrait résumer sa conférence à une seule phrase qu’il a prononcée en réponse à la question des moyens financiers, qu’une étudiante a posé en dernière partie de conférence : « Les honoraires des bureaux d’études sont un capital de base à investir pour économiser par la suite en entretient et en énergie”.


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